Into the Ice
La glace aux pôles fond rapidement, et cela aura des conséquences majeures pour le monde entier. À mesure que le niveau des mers s’élèvera, de vastes régions du Danemark, y compris la majeure partie de Copenhague, seront submergées, tout comme de nombreux autres pays et villes de faible altitude à travers le monde. La question est de savoir à quelle vitesse cela se produira. En serons-nous les témoins ? Nos enfants ou nos petits-enfants ? Est-il temps de commencer à chercher de nouvelles façons et de nouveaux lieux où vivre ? Malgré d’importants travaux de recherche, nous n’avons toujours pas de réponse définitive à cette question. C’est pourtant précisément cette réponse que le réalisateur Lars Ostenfeld cherche à trouver lorsqu’il descend, avec l’un des plus grands glaciologues du monde, à 200 mètres de profondeur dans l’un des grands puits glaciaires appelés « moulins », plus profondément que quiconque avant eux. Into the Ice suit Lars et le professeur Alun Hubbard dans leur expédition au cœur de l’un des paysages les plus sauvages et les plus extrêmes de la planète, jusque dans le cœur en train de fondre du changement climatique. Reliés à rien d’autre qu’à une corde, ils s’enfoncent dans l’obscurité de la glace, sans savoir ce qu’ils vont découvrir ni où leur descente les mènera. Cette descente sans précédent s’inscrit dans le cadre de recherches révolutionnaires qui apportent un nouvel éclairage sur la quantité d’eau de fonte contenue dans la glace et sur ce qui se produit lorsque cette eau s’infiltre dans la glace et sous celle-ci. Dans le film, nous rencontrons les autres scientifiques qui accompagnent Lars, tous engagés dans une véritable course contre la montre pour comprendre à quelle vitesse la glace fond. Dorte Dahl-Jensen, également surnommée la Reine de la glace, remonte 100 000 ans en arrière grâce aux carottes de glace, apportant une perspective historique essentielle sur le changement climatique, tandis que Jason Box étudie l’augmentation des chutes de neige sur l’inlandsis comme un possible frein à sa fonte. Tous trois s’accordent à dire que l’inlandsis du Groenland est essentiel pour comprendre l’ampleur et la vitesse de l’élévation du niveau des mers, car le Groenland est ce que l’on appelle le thermomètre de la planète : ce qui se passe aujourd’hui au Groenland peut nous aider à prévoir ce qui se produira dans le reste du monde.
