Emission du 09 mai 2026
Plus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d’Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l’Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l’électronique et l’intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l’énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l’augmentation du prix de l’essence.Les experts :- Philippe Dessertine, économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de "L’horizon des possibles" chez Robert Laffont - Erwan Benezet, journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de "Le grand bazar de l'énergie" aux éditions Arthaud - Fanny Guinochet, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au Cabinet d’analyse économique BDO France