Un été tranquille au club de vacances
La France compte près de 800 clubs de vacances. Les clubs all inclusive sont ceux qui connaissent le plus de succès et leur chiffre est en constante augmentation. Pas de dîner à préparer, des enfants pris en charge et des animateurs qui se démènent pour vous distraire ! Mais pour satisfaire des clients souvent exigeants, le personnel des clubs se réinvente chaque année. Comment gérer un buffet à volonté pour plus de 1000 personnes ? Qui crée les animations ? Comment assurer 24h sur 24 la sécurité. Les clubs sont devenus une industrie dans laquelle l'erreur n'est pas permise. Pour en découvrir les coulisses, le temps d'un été nous avons posé nos caméras dans deux clubs très différents : l'un, de masse, à La Grande-Motte. L'autre, beaucoup plus discret, au cœur du massif des Vosges. A la Grande-Motte, dans l'Hérault, le club Belambra attire chaque semaine près de mille vacanciers. Parmi eux, Annie et Jean-Michel sont venus de la Réunion pour réunir leurs quatre petits-enfants. Au programme pour Annie : " lire au bord de la piscine, manger des glaces et profiter de ses petits-enfants ". Pour les ados, " c'est le buffet à volonté et la piscine où on retrouve les copains de l'an dernier ". Pour rendre leur séjour inoubliable, Michel, le chef cuisinier doit préparer chaque jour plus de 1800 repas. La tâche est d'autant plus difficile que le buffet est à volonté. " On sait, par exemple, que les clients prennent deux desserts au lieu d'un seul dans un restaurant classique ". L'animation est aussi primordiale. A la tête d'une équipe de trente animateurs, Efflamine, 29 ans, se met en quatre pour distraire les vacanciers, durant la journée comme en soirée. " C'est intense mais quand je vois le sourire des gens qui sont heureux d'être là, cela me donne une énergie incroyable ". Au club vacances Azureva de Bussang, niché au cœur du massif des Vosges, l'adage pourrait être " pour vivre heureux, vivons cachés ". À première vue, des vacances en moyenne montagne ne font pas forcément rêver. Et pourtant, chaque été, plus de 200 familles choisissent de fuir la chaleur étouffante et les plages surpeuplées pour retrouver la fraîcheur et le calme de l'altitude. Longtemps réservé aux agents de la Poste, ce village vacances s'est ouvert au grand public dans les années 2000. Parmi cette nouvelle clientèle : Cédric, 45 ans, employé dans l'industrie automobile, père de deux garçons de 14 et 10 ans. " Quel bonheur de pouvoir marcher en silence au son du vent et des bruits de la forêt sans se soucier des enfants ". Pour Armand, l'aîné de 14 ans, ce sera aussi l'occasion de décrocher de son smartphone. À seulement 27 ans, Robin a déjà eu une première vie professionnelle bien remplie. Pendant près de dix ans, il a travaillé comme courtier en assurances en région parisienne. Le jeune homme plaque tout du jour au lendemain pour réaliser son rêve d'enfant : devenir animateur. Pour l'instant, le jeune homme ne regrette pas son choix : " L'animation, c'est l'adaptation. Je tiens bon ". Cet été, il devra notamment se former au " micro ". Un exercice périlleux pour tout débutant : " Je suis anxieux de base, quand on est au micro, on attire le regard de tous. En plus, il faut improviser, ce n'est pas évident ".